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5 avril 2013 5 05 /04 /avril /2013 22:43

Il y aura toujours des ratés de bon sens
Mais des ratés de sens
On n’en aura jamais

Mon enfant
Tu seras lu par tous les arbres
Et je n’ai point de doute
Que ton cœur
Fait le tour des angles de la brume
Pour inventer ton chemin

Tu seras chanté par tous les mornes
Et les petits cailloux
Des nuits ouvrables
Seront les roues
Qui t’emmèneront danser
La sieste des dieux suprêmes

Parmi les conquêtes
Les mythes
Et les logiques vivantes
L’âme éduquée
A beaucoup moins de chance
D’être vaniteuse, et inutile

Et pour te faire un poème
Avec ce que l’on dit
Trop souvent
Et que l’on ignore
Que l’habitude tue la vérité
Par l’habitude

Et que l’on apprend
A questionner
Par la méthode qui peut
Déposséder l’autre de son savoir

Mon enfant
Ne soit pas aveuglé
Par les images d’aujourd’hui
Parce que celles de demain
Seront plus raffinées
Et plus fragiles

Ne compter pas sur les mystères
Car ils deviendront des sciences
Qui produiront d’autres mystères

Parce que ce monde finira
D’infini en infini
Jusqu’à l’infini le plus fin

Pour mon petit frère ce poète mort-né…

Anderson Dovilasjacmel bassin bleu 2

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 07:45

mornes--2-_1.jpg  

 

From hours days and weeks
From weaknesses tears and pain
I see my life above of these hassles
From dreaming of Michigan
And waking up in Haiti
I feel my heart beating
Over my limits
I smile my freedom

A thousand ways
And I live my misery
Like happiness of a thousand people
I am a mountain
A testimony of life living

I am a mountain
An old song that’s renewing
Every moment
I exist so others can share

My story
Like I bleed for the joy
Of the human beings
From where I was
And where I in vision

I am climbing my journey
Full of hopes
Full of dreams

When I can’t see my shadow
I know that my body
Become diamonds

When I can’t hear me
I am listening to someone else
I just need silence 
To restore my day
A quick look
To feel kisses dancing around me
I sleep in the dark
To feel the color of my skin
And I walk in the sun
To turn my calories to energy
Cuz I am a mountain

     

Anderson Dovilas 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 06:26
maman-bebe-chat.jpg   
Justement, je t’avais promis d’habiter les villes où les matins se repoussent par les voix qui vieillissent. T’emmener voir ce beau monde qui prend son sieste sous les feuilles qui jouissent leurs libertés d’être plante. Et si possible faire un saut sur le lointain des calembours interdites soulevant l’un des défis les plus rares, comme par exemple crier à la hauteur de son âme. Mais, il n’y a pas que cela dans les grands bruits de l’automne. Ces arbres fous de danse de laurier jaune logeant l’infini des battements du cœur, cette route accablée de vitesse où l’on dit je t’aime par les tunnels. Tu as su tutoyer mes veines dans tous les angles de l’inconnu. Mais hélas ! Les matins des villes où les voix vieillissent ne repoussent plus, et ce beau monde réclamé de stresse et de regret n’a plus le visage d’ange imprimé sur la jeunesse de l’herbe. Les promesses ne peuvent plus grandir. Mais, comme le jour qui retrace son destin,  je te promets d’être la promesse recyclée dans les va-et-vient de tout ce qui nous dépasse. Maintenant, il te reste ma ville, ma voix, mes matins, mes feuilles en un monde debout comme un trou d’instant.  
 
Anderson Dovilas, In Memoire d'outre-monde.     
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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 20:29

J’ai entendu dire que ce monde

N’est pas ce qu’il était auparavant

Que les enfants n'auraient point d’azur

Que la terre n’irait pas loin

Et d’ombre à d’eau

Le silence est un acronyme

De regard jumelé de mauvaises expressions



Depuis des siècles

Les hommes ont toujours migré sur le temps

De la Guinée au nouveau-monde

Du Zimbabwe à l’Alaska

Nous avions sculpté des vagues

Pour les musées des villes modernes



Le mal et le bien existent par nos mots

Qu’en est-il de la vérité

Est-elle devenue une entité

D’intérêt porté disparu



Le rouge et le noir

Saignent

Le noir et le noir

Sont éloignés

Par complexes de ressemblance

Et par évidence d’un vivre forcé

Nous avons mal

De toutes les couleurs



N’était-ce pas ce tronc d’âme

Pour dompter les champs

Pour manger la chaîne

Pour amortir les fouets

Que seraient les grandes architectures

Des destinations touristiques?



N’était-ce pas leurs sueurs

Pour rouiller leurs os

Leurs danses

Dans les siestes de l'autre

Leurs chaires au bon repas

Que seraient les grandes avenues d'aujourd'hui?



Ils étaient sans dimanche

Sans jour de fête

Sans congé maternel

Ils étaient nus dans le froid

Brûler par le soleil



Ils étaient des mangeurs de grêle

Des dompteurs d'acier

Et des faiseurs de liberté

Leurs veines ont cousu

Les chemins de fer

Leurs cris ont fait

La bonne musique

Et leurs pas ne chaussent pas

Les traversés historiques

 

Anderson Dovilas







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  • : Anderson Dovilas
  • Anderson Dovilas
  • : Des âmes nues sur le soleil Mon cœur bat froid Dans un stylo Et pour hachurer la mélodie Des miracles épuisés J'écris des vers contre nature
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  • Anderson Dovilas
  • Anderson Dovilas was born in Port-au-Prince, Haiti, July 02, 1985. This young author has published in France, In the US, and in Canada. He has attended the State University of Haiti where he studied Linguistic and a minor in Ethnology.
  • Anderson Dovilas was born in Port-au-Prince, Haiti, July 02, 1985. This young author has published in France, In the US, and in Canada. He has attended the State University of Haiti where he studied Linguistic and a minor in Ethnology.

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